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mercredi 5 décembre 2012

US Senate vote pushes for Pentagon military action in Syria


US Senate vote pushes for Pentagon 

military action in Syria



A soldier of the Air Defence Missile Squadron 2 walk past a Patriot missile launcher in the background in Bad Suelze, northern Germany on December 4, 2012. (AFP Photo/Bernd Wustneck)
A soldier of the Air Defence Missile Squadron 2 walk past a Patriot missile launcher in the background in Bad Suelze, northern Germany on December 4, 2012. (AFP Photo/Bernd Wustneck)


The US Senate has voted nearly unanimously to assess military options to cripple the air force of Syrian President Assad. Lawmakers said the action aims to stop the killing of civilians, but critics claim it may herald a Libya-style no-fly zone.
Ninety-two Senators voted to move forward with a Pentagon report on possible military options in Syria, with six opposing the legislation.
The bill in question gives US Secretary of Defense Leon Panetta 90 days in which to carry out the study and report back to the Senate with the findings, aimed at “advancing the goals of President Obama of stopping the killing of civilians in Syria and creating conditions for a transition to a democratic, pluralistic, political system in Syria."
The report will detail three military options, including the deployment of Patriot missiles in the Syria-Turkey border zone, the creation of a no-fly zone and the possibility of airstrikes on key government air bases.
During the Senate vote, advocates of the new bill were quick to emphasize that the legislation did not call for the deployment of US ground troops in Syria.
“This amendment is clear that it will not consider ground troops being deployed onto Syrian territory, that it will only look at means that might be used by the United States or allies to stop Assad's reckless, relentless, criminal use of air power to murder his own civilians, his own citizens,” Delaware Senator Chris Coons said.
The Senate stopped short of unanimous support for the bill when some Senators voiced criticisms, prompting a roll-call vote. Kentucky Senator Rand Paul objected, aruging that the legislation could pave the way for greater military involvement in the conflict. He also questioned whether the Syrian opposition was a valid replacement for the embattled President Bashar al-Assad.
“How can we be confident that the opposition will be tolerant, inclusive, peaceful?” Paul said while addressing the Senate. The last no-fly zone, in Libya, yielded a “questionable result,” replacing Moammar Gaddafi with a government that is not pro-American, he said.
A Senate staffer told US publication the Cable that the near-unanimous vote was indicative of “uneasiness and dissatisfaction” towards current policy on Syria and the lack of progress on the ground.
In a show of support for the nascent unified Syrian opposition coalition, Washington is considering classifying Al Nusra, another principal opposition group, as a terrorist organization. The Obama administration was previously reluctant to condemn any Syrian opposition groups, championing them as a viable alternative to President Assad.
US publication McClutchy, who reported on the plans, said that the announcement is likely to precede the first meeting between US diplomats and the new Syrian coalition on December 12.
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Patriots on the defense


Recently, Western governments have been putting further pressure on the Assad regime over reports that the Syrian government is considering using its chemical weapons.
NATO foreign ministers approved the deployment of Patriot missiles along the Syria-Turkey border on Tuesday at the behest of the Turkish government. The officials stressed that the US-made missiles were strictly for defensive purposes, and that NATO would not support the creation of a no-fly zone or an offensive incursion into the country.
President Obama warned President Assad that the use of chemical weapons would be “unacceptable” and would be met with “consequences.” He did not elaborate on the nature of the consequences.

jeudi 29 novembre 2012

Al Jazeera, arme de destruction massive


Par Djamal Benmerad

Qui est l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani ?


Il est tout ce que la morale réprouve, mais que les dirigeants occidentaux admettent allègrement. L’émir Hamad ben Khalifa Al Thani, diplômé de l’Académie royale militaire de Sandhurst, prend le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat entrepris contre son propre père, Khalifa ben Hamad Al Thani. Depuis son coup d’Etat réussi, le désormais émir du Qatar ne cessera de donner des gages à l’Occident. Cet irremplaçable allié de l’Occident pervers est le mari - excusez du peu - de trois épouses qui lui ont donné vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles. C’est la princesse Mozah qui l’accompagne le plus souvent dans les actes officiels, faisant ainsi figure de princesse consort. Avec sa première épouse Mariam bint Mohammed Al Thani, il a 2 fils et 6 filles : • Mishaal ben Hamad Al Thani • Fahd ben Hamad Al Thani • Aisha bint Hamad Al Thani • Hussah bint Hamad Al Thani • Sara bint Hamad Al Thani • Rawdah bint Hamad Al Thani • Fatima bint Hamad Al Thani • Mashael bint Hamad Al Thani Avec sa deuxième épouse Mozah bint Nasser al-Missned, il a 5 fils et 2 filles : • Jassim ben Hamad Al Thani • Tamim ben Hamad Al Thani (prince héritier) • Joaan ben Hamad Al Thani • Khalifa ben Hamad Al Thani • Mohammed ben Hamad Al Thani • Al-Mayassa bint Hamad Al Thani • Hind bint Hamad Al Thani Avec sa troisième épouse Noora ben Khalid Al Thani, il a 4 fils et 5 filles : • Khalid ben Hamad Al Thani • Abdullah ben Hamad Al Thani • Thani ben Hamad Al Thani • Al-Qaqa ben Hamad Al Thani • Lulwaa bint Hamad Al Thani • Maha bint Hamad Al Thani • Dana bint Hamad Al Thani • Al-Anood bint Hamad Al Thani • Mariam bint Hamad Al Thani

Qu’est Al Jazeera ?

Lancée en novembre 1996 par l’Emir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, mais sous la direction des frères franco-israéliens - et surtout sionistes - David et Jean Frydman, qui n’avaient aucune expérience des médias, mais qui avaient la « vertu » d’avoir la double nationalité française et israélienne, la chaîne qatarie Al Jazeera donnait, offrait, à ses débuts, un semblant de neutralité, accordant la parole aux démocrates arabes mais tout en courtisant leurs régimes oppresseurs. Plus tard, les frères Frydman seront les principaux intermédiaires entre les régimes qatari et israélien jusqu’à l’aboutissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Excellente tactique pour séduire un public irrité par la langue de bois des chaînes nationales arabes toutes contrôlées par l’Etat. Mais la soudaine et fulgurante ascension de la chaîne ne survint qu’à la suite de sa diffusion exclusive des messages vidéo de Ben Laden. Dès lors, elle devint la coqueluche des téléspectateurs arabes qui, nous l’avons écrit plus haut, n’avaient, à cause de l’analphabétisme régnant, pas accès à des sources d’information différentes, voire contradictoires. Al Jazeeradut son premier succès mondial en diffusant les cassettes vidéo de Ben Laden. Quelques mois plus tard, les USA lui demandèrent de mettre l’affaire en sourdine, Ben Laden ayant accompli la mission qui fut confiée par ses parrains US. Ce qu’Al Jazeera fit. Et comme l’appétit vient en mangeant, surtout lorsque cet appétit, ou cette voracité, est entretenu par les pétrodollars, le groupe Al Jazeera lança cinq sites web : trois sites pour la chaîne Al Jazeera (en arabe, en anglais et en bosnien), un pour Al Jazeera Sport, un pour Al Jazeera Documentary Channel et enfin un pour Al Jazeera Training Center. Le site d’Al Jazeera Children, le plus dangereux de tous parce qu’il s’adresse à des enfants, vient clore, pour le moment, cette hégémonie médiatique mais non moins islamiste. A la fin de l’année 2002, deux mois après l’agression étatsunienne de l’Irak, le gouvernement US, à travers M. Colin Powell, alors chef d’Etat-major de l’US Army, demanda à l’émir du Qatar d’ « éviter » de couvrir la situation en Irak. Ce qui fut fait : la chaîne demeura étrangement muette sur l’un des guerres majeures du début du 21e siècle. Puis vint le moment où il fallait se débarrasser du PDG de la chaîne, Wahd Khanfar, Wililaks ayant révélé que celui-ci était un agent en service commandé de la CIA. L’émir du Qatar, le remplaça au poste de directeur général de la chaîne par un cadre de l’industrie gazière qatarie, le cheikh Hamad ben Jassem Al Tahani qui, membre la famille royale qui, bien que n’ayant aucune expérience dans l’audio-visuel, n’en était pas moins conseillé par des experts ès islamisme et, surtout, conseillé par les frères David et Jean Frydman. Dès lors, la chaîne a ouvertement pris position en faveur du camp impérialiste, d’autant qu’elle était pratiquement la seule source d’information pour les masses arabes qui étaient - et demeurent - tenues largement analphabètes par leurs régimes respectifs qui n’avaient aucun avantage à avoir affaire à un peuple cultivé donc capable de rébellion.
Re-dès lors, la machine Al Jazeera fonctionna comme une fusée à deux étages ; le premier consistant à fidéliser son public arabe, le deuxième fut de mettre sur orbite ce même public, en conformité avec les desiderata de l’impérialisme US, d’une part, à recruter ce public dans les rangs islamistes, d’autre part, ces deux objectifs étant convergents. En gros l’islamisme. Tout le monde – ou presque – sait que l’islamisme est a-patriote, son objectif suprême étant l’instauration d’un dans les pays musulmans de l‘ordre islamiste…qui n’a rien à voir avec l’Islam, et que cette idéologie vise, selon de prétendus préceptes de la Charia, y établir un régime capitaliste, sous prétexte que le prophète Mohamed aurait énoncé que « Le commerce est une activité honorable ». La Charia étant écrite par plus de 400 copistes, on se demande laquelle est la plus valable. Mais cette version satisfait pleinement l’ultralibéralisme US.
La première tentative du Qatar fut l’Algérie, où le terrain semblait propice, vu l’expérience islamiste de ce pays qui s’ensuivit à la situation vécue durant l’année 1989 à 1999, que les algériens appelèrent « La décennie rouge » et qui fit près de 300.000 mots, victimes des Groupes Islamistes Armés (GIA) et autre Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). Al Jazeera tourna donc des scènes d’émeutes algériennes…au Maroc, à l’aide de figurants payés parla le Qatar mais néanmoins encouragés par les plus hautes autorités marocaines, le Palais royal marocain ne dédaignant pas de jouer un mauvais tour de plus à son ennemi héréditaire l’Algérie. Al Jazeera diffusa en courbe ces « émeutes » en annonçant que de plus importantes émeutes auraient lieu le 17 septembre en cours, en l’année 2011. Certains sites reprirent cette information sans en vérifier la véracité. Mais là, la manœuvre du Qatar échoua pour deux raisons essentielles : 1 - Les algériens ne marchèrent pas, conscients que leurs cadets avaient été manipulés durant les fameuses « émeutes populaires » d’octobre 1988 qui firent plus de 400 morts et récupérées par les islamistes. 2 - Deuxièmement, le Qatar, en ce cas, ne faisait que de la surenchère, le régime de Bouteflika étant depuis longtemps entièrement inféodé aux USA.
Mais ce qui distingua le Qatar, ce fut son implication en Libye. Il faut dire, en passant, que l’OCI (Organisation des Pays Islamiques), elle-même sous la coupe des monarchies arabes, donc aux intérêts US, ne fut d’aucun secours au peuple musulman libyen martyrisé. Après avoir « monté » de soi-disant émeutes en Libye au Maroc à l’aide de figurants marocains relativement bien pays, le Qatar parachuta, deux mois avant « l’insurrection libyenne », 5.000 membres de ses Forces spéciales en Libye, plus précisément dans la région islamiste Cyrénaïque, chargés d’instruire militairement et d’encadrer les militants islamistes très nombreux en cette région - et des tonnes d’armes lourdes et légères, ce qui fit dire à un général algérien, lors d’un colloque tenu au siège du Centre de recherche stratégique et sécuritaire (Crss) d’Algérie, à Ben Aknoun, au mois de mars 2011 : « Qu’on me fasse comprendre comment des manifestants se sont retrouvés dès le début de l’"insurrection" avec des chars ? ». Il va sans dire que ce général était au fait des déversements par le Qatar, par voie aérienne, et de l’OTAN, par voie maritime, de l’impressionnante quantité d’armes au profit des « rebelles » libyens. Au même moment, Al Jazeera diffusait en boucle des scènes d’émeutes en Libye avant même que celles-ci eurent lieu, dûment organisées par les Forces spéciales du Qatar, grâce à des images tournées au Maroc.
La nouvelle, mais pas la dernière, cible du Qatar est la Syrie déjà à genoux face à Israël, mais qu’on voudrait couchée. Le même scénario d’image d’ « émeutes » syrienne sont tournées au Maroc - pays qui n’a rien à refuser à cet émirat nain au sabre de géant - diffusées à l’attention des masses majoritairement crédules arabes.
Al Jazeera devrait, pour les droits-de-l’hommistes internationaux - qui s’égosillent à chaque fois que Washington les actionne - être mise en tant que groupe terroriste sur les listes d’organisations internationales et régionales…Mais Washington n’en a pas donné, et n’en donnera jamais, l’ordre. On n’agit pas contre ses intérêts vitaux.