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mercredi 5 décembre 2012

Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990


      Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990


Samedi 20 Octobre 2012

Tunisie/Algérie: Il y a déjà quelques mois, nous avons publié cet article sur tunisie-secret.over.blog.com. Nous le publions à nouveau sur notre site d'information pour nos fidèles lecteurs. C'est pour que l'opinion tunisienne et internationale sache qui est exactement Rached Ghannouchi et sa responsabilité dans la crise algérienne qui a fait 200000 morts. Ennahda, c'est la réplique exacte du FIS.



Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990
Bien qu’Ennahda estime être plus proche des islamistes modérés de l'AKP turc que des barbus algériens du FIS, ce mouvement va constituer  un péril pour la stabilité du pays. Pour les bons connaisseurs de l'islamisme tunisien, Ennahda a toujours  eu de liens proches et très privilégiés avec le FIS. Lors de son exil à Alger en 1990, c'est Rached Ghannouchi en personne qui a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections municipales algérienne de 1990, révèle Roland Jacquard dans son livre : 
Au nom d'Oussama Ben Laden... paru aux éditions Jean Picollec en 2001.  

Mieux, c'est Ennhada qui a aidé le FIS à rencontrer les bailleurs de fonds au sein des monarchies arabes à la veille de la guerre du Golfe, ajoute Jacquard, toujours excellemment informé. Selon un conseiller des Nations-Unies en matière de terrorisme : "en 1990 et 1991, Ennahda a envoyé de nombreux cadres en Algérie pour aider les militants du FIS dans leur campagne électorale".  

Rached Ghannouchi, 69 ans, avait fondé le mouvement Ennahda (Parti de la Renaissance), inspiré par les Frères musulmans égyptiens. Il regroupe aussi des éléments du Front Islamiste Tunisien (FIT)  mouvement connu en Tunisie depuis 1986. Idéologiquement, le FIT est proche du GIA et des Gammaat islamiya. Ses membres ont participé au djihad en Afghanistan, puis ils ont rejoint l'Algérie. Ils ont toujours attaqué le régime de Ben Ali, en l'accusant d'être pro-occidental et non musulman. 

Le retour du  chef du parti islamiste Ennahda est peut-être le prélude à une nouvelle étape, à une installation de la violence en Tunisie. Ce mouvement, qui représente l'ensemble de la mouvance islamiste  en Tunisie, compte réunir autour de lui  de jeunes désespérés, et laisser s'installer un gouvernement anti-occidental. 
L’alternative islamiste est très forte aujourd’hui après la chute du régime tunisien. Le mouvement Ennahda compte sur une victoire électorale  en Tunisie, semblable  à la victoire du Front Islamique du Salut (FIS) en Algérie lors des élections de juin 1990. 
Depuis la fondation, en février 1989, du Front islamique du salut algérien (FIS), le  mouvement islamique tunisien a basé ses camps d'entraînement paramilitaires en Algérie,  dans le cadre de lutte armée contre l'État Tunisien. Il a  commis des attaques et des vols qualifiés, a fait  l'acquisition d'armes, et a commis des attaques, dont l'incendie du local du comité de coordination du Rassemblement Constitutionnel Démocratique à Bab Souika, au centre de Tunis. f.souhail 

 Le Nouvel Observateur du 14 juin 2001 a questionné Hichem Aboud (ancien directeur de cabinet de la Sécurité militaire algérienne) qui révéla "Lorsque les Tunisiens ont proposé, dans le cadre de la coopération, de filer Ghannouchi quand il venait rencontrer les gens du FIS, les services algériens ontrefusé au nom de la démocratie [...] l'ambassadeur d'Arabie Saoudite allait au siège du FIS et rencontrait ses dirigeants (la direction de Ennahda). On savait pourtant que le FIS était financé par l'Arabie Saoudite. On laissait faire. On ne bougeait pas". 
Tunisie Secret 
http://www.tunisie-secret.com       

jeudi 29 novembre 2012

Al Jazeera, arme de destruction massive


Par Djamal Benmerad

Qui est l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani ?


Il est tout ce que la morale réprouve, mais que les dirigeants occidentaux admettent allègrement. L’émir Hamad ben Khalifa Al Thani, diplômé de l’Académie royale militaire de Sandhurst, prend le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat entrepris contre son propre père, Khalifa ben Hamad Al Thani. Depuis son coup d’Etat réussi, le désormais émir du Qatar ne cessera de donner des gages à l’Occident. Cet irremplaçable allié de l’Occident pervers est le mari - excusez du peu - de trois épouses qui lui ont donné vingt-quatre enfants, dont 11 garçons et 13 filles. C’est la princesse Mozah qui l’accompagne le plus souvent dans les actes officiels, faisant ainsi figure de princesse consort. Avec sa première épouse Mariam bint Mohammed Al Thani, il a 2 fils et 6 filles : • Mishaal ben Hamad Al Thani • Fahd ben Hamad Al Thani • Aisha bint Hamad Al Thani • Hussah bint Hamad Al Thani • Sara bint Hamad Al Thani • Rawdah bint Hamad Al Thani • Fatima bint Hamad Al Thani • Mashael bint Hamad Al Thani Avec sa deuxième épouse Mozah bint Nasser al-Missned, il a 5 fils et 2 filles : • Jassim ben Hamad Al Thani • Tamim ben Hamad Al Thani (prince héritier) • Joaan ben Hamad Al Thani • Khalifa ben Hamad Al Thani • Mohammed ben Hamad Al Thani • Al-Mayassa bint Hamad Al Thani • Hind bint Hamad Al Thani Avec sa troisième épouse Noora ben Khalid Al Thani, il a 4 fils et 5 filles : • Khalid ben Hamad Al Thani • Abdullah ben Hamad Al Thani • Thani ben Hamad Al Thani • Al-Qaqa ben Hamad Al Thani • Lulwaa bint Hamad Al Thani • Maha bint Hamad Al Thani • Dana bint Hamad Al Thani • Al-Anood bint Hamad Al Thani • Mariam bint Hamad Al Thani

Qu’est Al Jazeera ?

Lancée en novembre 1996 par l’Emir du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, mais sous la direction des frères franco-israéliens - et surtout sionistes - David et Jean Frydman, qui n’avaient aucune expérience des médias, mais qui avaient la « vertu » d’avoir la double nationalité française et israélienne, la chaîne qatarie Al Jazeera donnait, offrait, à ses débuts, un semblant de neutralité, accordant la parole aux démocrates arabes mais tout en courtisant leurs régimes oppresseurs. Plus tard, les frères Frydman seront les principaux intermédiaires entre les régimes qatari et israélien jusqu’à l’aboutissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Excellente tactique pour séduire un public irrité par la langue de bois des chaînes nationales arabes toutes contrôlées par l’Etat. Mais la soudaine et fulgurante ascension de la chaîne ne survint qu’à la suite de sa diffusion exclusive des messages vidéo de Ben Laden. Dès lors, elle devint la coqueluche des téléspectateurs arabes qui, nous l’avons écrit plus haut, n’avaient, à cause de l’analphabétisme régnant, pas accès à des sources d’information différentes, voire contradictoires. Al Jazeeradut son premier succès mondial en diffusant les cassettes vidéo de Ben Laden. Quelques mois plus tard, les USA lui demandèrent de mettre l’affaire en sourdine, Ben Laden ayant accompli la mission qui fut confiée par ses parrains US. Ce qu’Al Jazeera fit. Et comme l’appétit vient en mangeant, surtout lorsque cet appétit, ou cette voracité, est entretenu par les pétrodollars, le groupe Al Jazeera lança cinq sites web : trois sites pour la chaîne Al Jazeera (en arabe, en anglais et en bosnien), un pour Al Jazeera Sport, un pour Al Jazeera Documentary Channel et enfin un pour Al Jazeera Training Center. Le site d’Al Jazeera Children, le plus dangereux de tous parce qu’il s’adresse à des enfants, vient clore, pour le moment, cette hégémonie médiatique mais non moins islamiste. A la fin de l’année 2002, deux mois après l’agression étatsunienne de l’Irak, le gouvernement US, à travers M. Colin Powell, alors chef d’Etat-major de l’US Army, demanda à l’émir du Qatar d’ « éviter » de couvrir la situation en Irak. Ce qui fut fait : la chaîne demeura étrangement muette sur l’un des guerres majeures du début du 21e siècle. Puis vint le moment où il fallait se débarrasser du PDG de la chaîne, Wahd Khanfar, Wililaks ayant révélé que celui-ci était un agent en service commandé de la CIA. L’émir du Qatar, le remplaça au poste de directeur général de la chaîne par un cadre de l’industrie gazière qatarie, le cheikh Hamad ben Jassem Al Tahani qui, membre la famille royale qui, bien que n’ayant aucune expérience dans l’audio-visuel, n’en était pas moins conseillé par des experts ès islamisme et, surtout, conseillé par les frères David et Jean Frydman. Dès lors, la chaîne a ouvertement pris position en faveur du camp impérialiste, d’autant qu’elle était pratiquement la seule source d’information pour les masses arabes qui étaient - et demeurent - tenues largement analphabètes par leurs régimes respectifs qui n’avaient aucun avantage à avoir affaire à un peuple cultivé donc capable de rébellion.
Re-dès lors, la machine Al Jazeera fonctionna comme une fusée à deux étages ; le premier consistant à fidéliser son public arabe, le deuxième fut de mettre sur orbite ce même public, en conformité avec les desiderata de l’impérialisme US, d’une part, à recruter ce public dans les rangs islamistes, d’autre part, ces deux objectifs étant convergents. En gros l’islamisme. Tout le monde – ou presque – sait que l’islamisme est a-patriote, son objectif suprême étant l’instauration d’un dans les pays musulmans de l‘ordre islamiste…qui n’a rien à voir avec l’Islam, et que cette idéologie vise, selon de prétendus préceptes de la Charia, y établir un régime capitaliste, sous prétexte que le prophète Mohamed aurait énoncé que « Le commerce est une activité honorable ». La Charia étant écrite par plus de 400 copistes, on se demande laquelle est la plus valable. Mais cette version satisfait pleinement l’ultralibéralisme US.
La première tentative du Qatar fut l’Algérie, où le terrain semblait propice, vu l’expérience islamiste de ce pays qui s’ensuivit à la situation vécue durant l’année 1989 à 1999, que les algériens appelèrent « La décennie rouge » et qui fit près de 300.000 mots, victimes des Groupes Islamistes Armés (GIA) et autre Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). Al Jazeera tourna donc des scènes d’émeutes algériennes…au Maroc, à l’aide de figurants payés parla le Qatar mais néanmoins encouragés par les plus hautes autorités marocaines, le Palais royal marocain ne dédaignant pas de jouer un mauvais tour de plus à son ennemi héréditaire l’Algérie. Al Jazeera diffusa en courbe ces « émeutes » en annonçant que de plus importantes émeutes auraient lieu le 17 septembre en cours, en l’année 2011. Certains sites reprirent cette information sans en vérifier la véracité. Mais là, la manœuvre du Qatar échoua pour deux raisons essentielles : 1 - Les algériens ne marchèrent pas, conscients que leurs cadets avaient été manipulés durant les fameuses « émeutes populaires » d’octobre 1988 qui firent plus de 400 morts et récupérées par les islamistes. 2 - Deuxièmement, le Qatar, en ce cas, ne faisait que de la surenchère, le régime de Bouteflika étant depuis longtemps entièrement inféodé aux USA.
Mais ce qui distingua le Qatar, ce fut son implication en Libye. Il faut dire, en passant, que l’OCI (Organisation des Pays Islamiques), elle-même sous la coupe des monarchies arabes, donc aux intérêts US, ne fut d’aucun secours au peuple musulman libyen martyrisé. Après avoir « monté » de soi-disant émeutes en Libye au Maroc à l’aide de figurants marocains relativement bien pays, le Qatar parachuta, deux mois avant « l’insurrection libyenne », 5.000 membres de ses Forces spéciales en Libye, plus précisément dans la région islamiste Cyrénaïque, chargés d’instruire militairement et d’encadrer les militants islamistes très nombreux en cette région - et des tonnes d’armes lourdes et légères, ce qui fit dire à un général algérien, lors d’un colloque tenu au siège du Centre de recherche stratégique et sécuritaire (Crss) d’Algérie, à Ben Aknoun, au mois de mars 2011 : « Qu’on me fasse comprendre comment des manifestants se sont retrouvés dès le début de l’"insurrection" avec des chars ? ». Il va sans dire que ce général était au fait des déversements par le Qatar, par voie aérienne, et de l’OTAN, par voie maritime, de l’impressionnante quantité d’armes au profit des « rebelles » libyens. Au même moment, Al Jazeera diffusait en boucle des scènes d’émeutes en Libye avant même que celles-ci eurent lieu, dûment organisées par les Forces spéciales du Qatar, grâce à des images tournées au Maroc.
La nouvelle, mais pas la dernière, cible du Qatar est la Syrie déjà à genoux face à Israël, mais qu’on voudrait couchée. Le même scénario d’image d’ « émeutes » syrienne sont tournées au Maroc - pays qui n’a rien à refuser à cet émirat nain au sabre de géant - diffusées à l’attention des masses majoritairement crédules arabes.
Al Jazeera devrait, pour les droits-de-l’hommistes internationaux - qui s’égosillent à chaque fois que Washington les actionne - être mise en tant que groupe terroriste sur les listes d’organisations internationales et régionales…Mais Washington n’en a pas donné, et n’en donnera jamais, l’ordre. On n’agit pas contre ses intérêts vitaux.