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mercredi 12 décembre 2012

America Invades Africa: The Resource War and the Coming Invasion of Mali


Timothy Alexander Guzman, Silent Crow News - The United States African Command (AFRICOM) was created in 2007 under then Defense Secretary Donald Rumsfeld in the Bush Administration as a Military Command center that covers the entire continent of Africa.  They wanted to create a permanent footprint in Africa to maintain the peace and security it desires that is deemed beneficial for US interests.  In a White House Press Release on Feb 6, 2007 the Bush Administration announced that a new centralized US command will be present in the African Continent through AFRICOM:
“This new command will strengthen our security cooperation with Africa and create new opportunities to bolster the capabilities of our partners in Africa. Africa Command will enhance our efforts to bring peace and security to the people of Africa and promote our common goals of development, health, education, democracy, and economic growth in Africa”.
The interesting words used in the press release are development and economic growth.  There are a number of elements that involves AFRICOM and its mission.  The first being the competition it will encounter with China and other countries who deal with African states through diplomatic negotiations and business deals concerns the United States, especially western powers such as France and Great Britain who colonized Africa for centuries whether by signing treaties with African leaders who saw it as a benefit or by military force.  The US and its Western Allies use military force, whether by an invasion or by creating a coup d’état within the country of interest.  AFRICOM’s goal is to eliminate China and other countries influence in the region.  Africa’s natural resources is another important element to consider because it includes oil, diamonds, copper, gold, iron, cobalt, uranium, bauxite, silver, petroleum, certain woods and tropical fruits.  Just to get an idea what’s at stake for US corporate interests, West Africa alone provides about 20 percent of the US supply of hydrocarbons.  The US corporate interest in Africa needs natural resources to feed its appetite for profits, a fact that should not be ignored.  The US would create conflicts to justify their presence in the resource rich continent by any means including a way to generate a crisis within their targeted area of interest.  As Rahm Emanuel, the former Chief of Staff to US President Barack Obama once said “no crisis should go to waste” is a motto that Washington is obviously using.
In the beginning of 2012, the Tuareg Rebellion took place in the northern Mali conflict that involved several wars of independence against the Malian government in the Sahara desert region of Azawad.  The Malian government lost its northern region to the Tuareg secessionists as a result.  The Tuareg is a faction of nomadic people that live in the northern part of the country along with a local Islamist militant group called the the Ansar Dine.   However, the Anser Dine was aligned with Islamic Maghreb (AQIM) an element of Al Qaeda who eventually displaced the Tuareg and imposed Sharia law.  Mali’s Timbuktu eventually became a ghost town as the Ansar Dine and the Islamic Maghreb gained power.  Ironically, both groups obtained weapons from Libya after the US/NATO led invasion.
The crisis began when the democratically-elected government of Amadou Toumani Touré of Mali was overthrown on in the southern capital on March 21st due to his mismanagement of the crisis.  The leader of the military coup was Captain Amadou Haya Sanogo who was trained by the United States on “several occasions” according to a Washington Post article on March 23, 2012.  It is obvious that Washington was behind the action undertaken by Sanogo.  Now the United States wants an invasion for “Humanitarian intervention” purposes.  But as we all should know “Humanitarian Intervention” only means “Economic Intervention” because the criteria for such an intervention will lead to a vast of wealth including gold mining, oil and agricultural commodities that the US and other Western powers would want to exploit.  The Western controlled United Nations (UN) wants sanctions imposed on Northern Mali because of its ties to terrorism.  That is the first step of a coming intervention by the West.  AFRICOM’s true purpose is to seek and destroy African nations and install puppet regimes that are obedient to Washington.  How do they achieve such an outcome?  Create the crises and offer the remedy.  AFRICOM will be the answer.

samedi 8 décembre 2012

Pourquoi Ennahda veut-elle détruire l’U.G.T.T ?


Pourquoi Ennahda veut-elle détruire 

l’U.G.T.T ?


Vendredi 7 Décembre 2012

Tunisie: Ennahda cherche à détruire l'UGTT parce qu'elle constitue le dernier rempart contre la dictature wahhabite que Rached Ghannouchi veut imposer aux Tunisiens conformément au plan américano-qatari. Malgré sa compromission avec l'ancien régime, puis son alliance aux forces antipatriotiques qui ont confisqué la révolution tunisienne, l'UGTT fait preuve de résistance au fascisme islamiste. Jusqu'à quand ?



Pourquoi Ennahda veut-elle détruire l’U.G.T.T ?

En tant qu'organisation militaro-fasciste, Ennahdha, en digne héritière islamiste du fascisme hitlérien et mussolinien, mais sans la devise travail, famille, patrie et l'esprit national-socialiste qui caractérisait ce dernier, mène une guerre larvée et sans relâche depuis plus d'un an contre la Grande Centrale Syndicale tunisienne de l'U.G.T.T. fondée le 20 janvier 1946 par Farhat Hached, grande figure du mouvement national tunisien à côté de Habib Bourguiba, né en 1914 et assassiné le 5 décembre 1952 par une organisation paramilitaire anti-indépendantiste, la Main Rouge favorable à la colonisation française de la Tunisie, comme elle-même elle l'est avec  le colonialisme rampant de la Tunisie par le Qatar. 

La date du 4 décembre 2012 choisie par Ennahdha pour lâcher ses meutes de loups dont certains étaient des étrangers juste la veille de la commémoration du 60ème anniversaire de l'assassinat de Farhat Hached, n'a rien de fortuite ou malencontreuse. Elle est caractéristique de son idéologie antipatriotique, criminelle, félonne, anti-ouvrière et ultralibérale. 

En effet, en s'attaquant lâchement à la mémoire de Hachad, après avoir déjà profané son mausolée le 24 février 2012, Ennahdha cherche surtout à effacer de la mémoire tunisienne tous les symboles qui rattachent les générations actuelles et futures à l'histoire du nationalisme tunisien et de ses luttes héroïques contre les forces d'occupation étrangère. 

Pour pouvoir imposer son empreinte à la Tunisie, elle se doit de déconstruire l'identité  tunisienne, de la détricoter, de la faire disparaître du conscient collectif national afin qu'il n'y ait pas de catalyseur pour un éventuel réveil national. Ce n'est pas par hasard qu'elle réserve ses munitions assassines post-mortem au duo Bourguiba-Hached, véritables figures tutélaires de la fierté nationale et de l'âme patriotique tunisienne. Pour la bonne marche de la mise en œuvre de sa politique totalitaire, elle entreprend minutieusement de couper le cordon ombilical qui relie les tunisiens à leur histoire nationale qui a fait entrer le pays dans le Panthéon des Etats modernes et indépendants. Pays  pionnier dans les luttes ouvrières et la décolonisation, ayant servi de détonateur tant pour le mouvement national algérien que pour le syndicalisme libyen. 

En tant qu'organisation mercenariale et tunisophobe, Ennahdha balaye le terrain national pour y implanter des germes néfastes à l'organisme tunisien en vue de le rendre plus malléable et vulnérable pour pouvoir refonder les mentalités et façonner le tunisien sur un modèle de l'homo wahhabitus (cf. mon article : Politique, voile, schizophrénie et sexualité dans les sociétés wahhabisées). 

Elle n'a jamais fait mystère de sa volonté affirmée d'instaurer en Tunisie un ordre nouveau, une antithèse du projet sociétal tant rêvé par Hached et concrétisé par Bourguiba, fondé sur des valeurs inadaptées à la personnalité tunisienne et à contre-courant des exigences du monde contemporain. 

Afin de ne pas être contrecarrée dans ses desseins fascistes, elle doit éliminer le danger que représentent les organisations de masses et notamment l'U.G.T.T.dont le début de son histoire est inextricablement lié à l’épopée de la Tunisie. 

Quand bien même, la Centrale syndicale tunisienne a perdu de son aura depuis l'indépendance et ses collusions tant avec le PSD que le RCD, il n'en demeure pas moins qu'elle présente le seul et vrai contre-pouvoir à Ennahdha. Aux yeux de l'opinion publique tunisienne, elle est un haut lieu de la résistance à l'injustice et aux abus de pouvoir et un éventuel recours contre le fascisme naissant en Tunisie. 

Après avoir échoué dans sa tentative de prise en main de l'U.G.T.T., Ennahdha redoute l'effet mobilisateur de la première organisation de masse en Tunisie, la seule à pouvoir lui faire échec et mât et l'empêcher de mener sa politique attentatoire aux intérêts nationaux du pays, de sa pérennité économique et des acquis sociaux des tunisiens. C'est de cela dont Ennahdha a peur. Elle ne peut se résoudre à admettre l'existence de cet ennemi intérieur qui risque de mettre en péril sa politique de wahhabisation des esprits, de transformation globale de la société et la création du nouveau fidèle musulman, l'homo islamicus-wahhabitus, dévoué jusqu'à l'excès, fanatique jusqu'à la mort, soumis corps et âme au diktat de ses maîtres de droit canon, capable de se transformer en bombes humaines pour les besoins de la cause d'Allah et la fidélité au Qatar. 

Ainsi, en multipliant les attaques scélérates et récurrentes contre l'U.G.T.T. elle cherche à affaiblir et miner ses capacités de résistance et à lui faire perdre tout son crédit aux yeux des tunisiens, en mal de leader dans leur imbroglio politique. C'est pourquoi, ils reportent tous leurs espoirs sur le leadership incarné par l'U.G.T.T. comme elle le fut au temps de la lutte contre le colonialisme français. 
  
Quelle autre force constituée en Tunisie pouvait réellement contrer l'appétit hégémonique de la secte ultralibérale, de dérégulation sociale et économique, en dehors de l'U.G.T.T ? Une organisation ouvrière et patriotique qui puise ses racines bien avant 1946, irriguée par l'esprit nationaliste et combatif de Zaouch et Bach Hamba en 1907 et fruit des expériences réformistes sociopolitiques en Tunisie entamées dès le milieu du 19ème siècle. 
  
Ennahdha, en répandant son fiel et en propageant son virus létal sur l'U.G.T.T, s'attaque au symbole des luttes pour l'indépendance nationale. Elle révèle aux tunisiens le vrai visage de son idéologie wahhabite et dont le porte-drapeau le plus sinistre est l'islamo-sioniste Qaradhaoui, maître à penser et gourou du terroriste jamais repenti Rached Ghannouchi. Quel contraste avec Bourguiba et Hached ! Deux hommes qui ont bâti une Tunisie humaine et indépendante, tandis que les deux premiers veulent atteler le pays au train de l'indignité politique et de la déchéance humaine. Leur seul objectif est la négation des libertés dans toutes ses formes afin de favoriser les conditions d'expansion et d'instauration des relations sociales au seul service des intérêts du grand capital expansionniste et impérial, fussent-ils les plus sauvages, et ce en œuvrant à leur consolidation par tous moyens dictatoriaux. 
  
Ennahdha en tant qu'organisation fasciste au passé terroriste avéré continuera à exercer une forte pression sur l'U.G.T.T. Elle est comme un vautour qui cherche à étouffer sa proie avant de la dévorer; Elle est dans une phase de démonstration de force, juste pour tester la capacité de réaction de sa cible en attendant qu'elle passe à la phase de la purge stalinienne, et les liquidations physiques des syndicalistes-patriotes à l'instar de Mussolini et Hitler. A l'évidence Ennahdha n'a pas les capacités intellectuelles, conceptuelles et stratégiques pour élaborer de tels scénarios, elle ne fait qu'exécuter les plans tracés par ses Grands Maîtres Illuminatis dont l'objectif final est d'établir un nouveau désordre économique mondial, gouverné par la main invisible de Dieu et dont la Tunisie est ce laboratoire tant loué par le locataire de la Maison Blanche le syncrétique-hybride Obama.. 
  
Il est à rappeler que les premières salves tirées par Ennahdha, outre la profanation du mausolée de F. Hached, sur l'U.G.T.T ont eu lieu lors de la tenue à Tunis de la Conférence internationale des "amis", plutôt des ennemis du peuple syrien. Elle a voulu apporter des gages de son attachement indéfectible aux chantres du Grand Capital et de prendre le monde entier comme témoin de son antipatriotisme annonciateur de la vassalisation définitive de la Tunisie dans le futur califat wahhabite sous haut contrôle des W.A.S.P. En toute évidence Ennahdha qui est un simple pion sur le nouvel échiquier américain, ne fait qu'appliquer à la lettre le plan conçu, préparé et fomenté par les stratèges du Département d'Etat conçu depuis longtemps et mis par le Département d'Etat et son concept de cyber révolution. 
  
Promue maîtresse de la Tunisie, Ennahdha mène une véritable guerre psychologique suscitant peur et frayeur chez les tunisiens et surtout caractérisée par la répression acharnée contre la société civile, les institutions universitaires, les leaders d'opinion, les médias et surtout l'U.G.T.T. Abattre l'U.G.T.T. revient à abattre la mémoire vivante de la Tunisie et à travers elle tous ces emblèmes nationaux susceptibles de servir d'aiguillons aux futures luttes de résistance patriotique que les tunisiens auront à mener contre les envahisseurs wahhabites. 
  
En voulant briser le fer de lance qu'est l'U.G.T.T. Ennahdha veut couper les ailes de liberté des tunisiens. En faisant sauter le garde-fou de l'U.G.T.T Ennahdha aura toute la latitude nécessaire pour imposer son capitalisme sauvage qui puise ses sources dans la loi de la jungle de la charia qui ne pourra prospérer que si les travailleurs sont asservis et dépourvus de leurs droits les plus élémentaires. 
  
Ainsi, la destruction de l’U.G.T.T est un objectif majeur et comme il est écrit dans les "Dictatures de notre époque" : « destruction des organisations ouvrières par des procédés "plébéiens", selon la juste expression de Trotski, mesures d'extrême violence, allant jusqu'à la destruction physique, contre les militants ouvriers, suppression des acquis de la classe travailleuse, établissement d'un régime d'esclavage dans les usines, etc.. ». Vieux complot du capital sur le prolétariat dont le « printemps arabe » n’est qu’un remake et le Qatar, que le fer de lance. 
http://www.tunisie-secret.com
Salem Ben Ammar 

jeudi 6 décembre 2012

Mezri Haddad : La Tunisie a perdu sa souveraineté et la guerre civile la guette


Mezri Haddad : La Tunisie a perdu sa souveraineté et la guerre civile la guette


Jeudi 6 Décembre 2012

La guerre civile, Mezri Haddad l’avait pronostiquée dans son livre et dans ses premières déclarations tout de suite après la chute du régime, comme il avait annoncé le triomphe des islamistes. Tunisie Secret a été le premier journal à prendre en considération ses analyses et à prendre au sérieux ses mises en garde. Raison de plus pour revenir l’interviewer. Aujourd’hui, la première partie.



Mezri Haddad : La Tunisie a perdu sa souveraineté et la guerre civile la guette
C’est chez lui que Mezri Haddad, penseur politique tunisien et ancien ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO, nous a reçus. Notre entrevue a duré quatre heures, entrecoupées par trois coups de téléphone. Deux de Tunis et un troisième de Damas.   
L’ayant déjà rencontré il y près d’une année, son visage est éprouvé par deux années d’exil volontaire, de méditation et de tristesse de voir la Tunisie s’enfoncer jour après jour. Mais l’homme impressionne par son courage, par la clarté de ses analyses et par son charisme. 
Il n’a rien perdu de sa verve et de sa détermination de continuer son combat pour la démocratie et contre l’obscurantisme, pour l’indépendance absolue de la Tunisie et contre sa mise sous tutelle. Nous l’avons évidemment interrogé sur les derniers événements à Siliana, sur la crise politique actuelle, sur sa vision de l’avenir, sur son bilan de l’ancien régime, sur ce qu’il pense de Ben Ali, sur sa rencontre tendue avec l’ambassadeur américain David Killion, le 15 janvier 2011, sur l’échange qu’il a eu à l’Elysée avec Henri Guaino, le 2 février 2011. 
Les nouvelles révélations de Mezri Haddad sont explosives, notamment au sujet de l’offre juteuse que lui a proposée le Qatar via l’un de ses agents tunisiens, sur le messager que lui a envoyé Rached Ghannouchi avant son retour triomphal et sur l’obstacle que constituait Ben Ali à l’invasion de la Libye, un plan préparé par l’Elysée dès octobre 2010. Plus qu’une interview, un document historique pour comprendre ce qui nous arrive…et, surtout ce qui nous attend ! Aujourd’hui, la première partie de cette longue interview.     

Tunisie-Secret - On ne vous a pas entendu réagir par rapport aux événements de Siliana, pas même sur votre page facebook.

Mezri Haddad - Réagir pour dire quoi ? Que les gens de Siliana font honneur au peuple tunisien ; réagir pour attiser les haines et appeler à une seconde intifada ; réagir pour dire qu’autrefois, on regardait à la télévision ce genre de scènes se dérouler à Jérusalem ou à Gaza ; réagir pour dire que les islamistes sont des fascistes et qu’il faut les « digager », pour emprunter ce concept clé à la nouvelle science politique tunisienne …? Dire tout cela et après ? Comme la souffrance, la compassion est un sentiment intérieur, je ne vois pas l’utilité de l’exprimer publiquement. Et puis, la réalité tunisienne est bien plus grave et tragique que ce cri de colère légitime des habitants de Siliana, que les forces de l’ordre ont réprimé avec des armes généreusement offertes par nos libérateurs et tuteurs, les Qataris.

T.S – Que voulez-vous dire par là ?

M.H- Je veux dire que lorsqu’on sème la haine, le mensonge et les fausses promesses, on récolte l’anarchie, la violence et la contre-violence, un cycle qui va durer quelques années. Depuis janvier 2011, les Tunisiens vivent dans le mensonge et l’illusion. On a fait croire au peuple qu’il a réalisé une « révolution » qui n’a pas son équivalent dans l’histoire de l’humanité. On l’a persuadé que, depuis 1956, l’Etat lui a infligé la spoliation, l’injustice et la pauvreté. Que grâce à cette « révolution du jasmin », les Tunisiens vont passer de l’obscurité aux lumières, de l’enfer au paradis, que la croissance va se multiplier par quatre, que les investisseurs étrangers vont affluer, que le pauvre va devenir riche, que le chômeur va obtenir un travail, que le locataire va devenir propriétaire, que l’ouvrier va devenir patron, que le célibataire va fonder une famille, puisque c’est l’ancien régime qui l’a empêché de se marier…Les islamistes ne sont pas les seuls responsables. Tout le monde a contribué à cette imposture qui a mis la Tunisie plus bas que terre, qui a appauvri les Tunisiens, qui leur a fait perdre leur souveraineté et qui va bientôt les plonger dans la guerre civile. 

T.S- Qui tout le monde ?

M.H- D’abord le premier comme le second gouvernement, ensuite l’opposition, les syndicalistes, l’élite intellectuelle, les médias, les artistes, les humoristes... Comme en 1978 et en 1984, les Tunisiens qui se sont socialement soulevés en janvier 2011 réclamaient la dignité par le droit au travail. Revendication noble et parfaitement légitime. Qu’est-ce qu’on leur a offert en échange ? Une mascarade électorale, une démocratie de pacotille, une assemblée constituante qui a passé son temps à braire l’hymne nationale en trahissant la Nation, un gouvernement usurpateur, incompétent et par-dessus tout soumit aux Etats-Unis et vendu au Qatar. Pour employer un jargon marxiste, les Tunisiens –les pauvres et les déshérités qui se sont soulevés contre le pouvoir central et non pas ceux qui ont manifesté à Tunis le 13 et le 14 janvier- réclamaient des droits objectifs (sociaux et économiques). La « révolution du jasmin » leur a offert des droits subjectifs (politiques), des droits bourgeois comme disait si bien Marx. La Tunisie était un arbre dont les racines étaient profondes et le tronc absolument sain. Plutôt que de couper les quelques branches pourries, on l’a totalement déraciné. 

T.S- Si tel est le cas, tout est donc perdu ?

M.H- Non, mais dans tous les cas de figures, la Tunisie ne ressemblera plus jamais à ce qu’elle fut ces cinquante dernières années : la douceur de vivre, la paix civile, la mobilité sociale par le mérite et la volonté de réussir, la frugalité, la solidarité, l’amour de la Patrie…  Il y a trois choses qui ont été cassé et qui seront très difficile à reconstruire : la sociabilité, la noblesse de la politique et le prestige de l’Etat. Trois biens très précieux à la constitution desquels Bourguiba avait consacré toute son existence et sans lesquels la vie en société est impossible. Avec ou sans les islamistes au pouvoir, ça va être très difficile de gouverner le peuple, encore moins de résoudre des problèmes sociaux et économiques (chômage, licenciement, pauvreté) auxquels même les Etats les pus riches n’ont pu trouver des solutions. La situation est donc inextricable.     

T.S- Qu’aurait-il fallu éviter pour ne pas tomber dans la crise actuelle ?

M.H- Il aurait fallu d’abord dire la vérité aux Tunisiens sur les événements de janvier 2011. A savoir que des Etats étrangers sont intervenus dans une convulsion sociale, comme il y en a eu au Portugal, en Grèce, en Espagne et même aux Etats-Unis, qui ont d’ailleurs les mêmes causes sociales et économiques qu’en Tunisie, pour la transformer en pseudo-révolution politique. Il aurait fallu par la suite s’abstenir d’accabler les morts -les leaders de l’indépendance et les fondateurs de l’Etat avec à leur tête Bourguiba- et de culpabiliser les vivants, tous les serviteurs de l’Etat qui, par leur compétence et leur dévouement, ont hissé la Tunisie en tête des pays africains et arabes avec si peu de moyens financiers et de ressources naturelles. Il aurait fallu établir une véritable réconciliation nationale et remettre l’ensemble des Tunisiens au travail. Il aurait fallu veiller à la souveraineté absolue du pays en repoussant toute ingérence étrangère et en interdisant à certaines ONG de s’installer en Tunisie pour apprendre à un peuple qui a plus de 5000 ans d’Histoire comment vivre en société et comment s’organiser. Il aurait fallu s’attaquer immédiatement aux causes objectives de cette convulsion sociale, c’est-à-dire le chômage des jeunes et notamment des diplômés, créer les conditions politiques et sociales nécessaires pour, non seulement rassurer les entreprises étrangères déjà présentes en Tunisie et qui sont parties depuis, mais attirer davantage d’investisseurs pour absorber nos jeunes chômeurs. Il aurait fallu exiger des hommes d’affaire et des grosses fortunes du pays qui ont bien profité des largesses de l’ancien régime, exiger d’eux d’investir la moitié de leur patrimoine financier dans la création d’emplois, plutôt que de financer tel ou tel parti politique. Qu’ont-ils fait à la place de toutes ces mesures d’urgence ? Ils ont légalisé plus de 120 partis politiques dont chacun, si insignifiant soit-il, a touché 70 000 dinars pour participer à la mascarade électorale du 23 octobre 2011. Ils ont crée plusieurs instances pseudo-révolutionnaires, dont l’ISIE qui a engloutie 160 millions d’euros. Ils ont consacré 750 milliard à l’indemnisation de 20000 soi-disant ex-prisonniers politiques, alors qu’au paroxysme de la répression (1991-1994), leur nombre n’a jamais dépassé les 5000 selon les calculs même d’Amnesty International. Ils ont augmenté le salaire des 217 nouveaux « représentants du peuple » dont certains sont payés en devises. Ils ont fixé un salaire de 30000 dinars à un président pour son rôle figuratif. Ils ont constitué un gouvernement pléthorique de 85 ministres et secrétaires d’Etat, sans compter les 60 autres personnes d’Ennahda, du CPR et d’Ettakatol, qui bénéficient du titre et des avantages de ministre ou de secrétaires d’Etat sans fonction visible au sein du gouvernement. Avec ces milliards partis dans les poches de cette « élite » révolutionnaire, on aurait pu créer 120000 emplois pour secourir les désespérés de Siliana et d’autres régions de l’intérieur.

T.S- Mais, avec Kasbah1 et Kasbah2, la Constituante était bien une revendication populaire, une étape importante pour passer de la dictature à la démocratie !

M.H- Le peuple au nom duquel tout le monde parle, y compris des ONG occidentales qui se trompent d’époque et qui se croient chez les pygmées, n’a rien demandé. La Constituante était une revendication d’un ramassis de populistes et d’idiots utiles qui n’ont rien compris au marxisme, ni au capitalisme bourgeois, ni même à l’histoire des révolutions. La Tunisie n’avait pas besoin d’une nouvelle constitution. Celle de 1959, produit du géni politique et patriotique tunisien, expurgée de quelques scories, aurait très largement suffit à la transition démocratique. Mais il fallait perpétuer le mythe de la révolution, singer les Etats généraux de juin 1789 et jouer aux Mirabeau et Sieyès. Ce n’est pas en réunissant à l’Assemblée nationale les concierges, les chauffeurs de taxi et les plombiers de Paris que De Gaulle a donné à la France, en juillet 1958, la Constitution qui est encore en vigueur aujourd’hui. Il en a confié la rédaction au meilleur constitutionaliste du pays, Michel Debré, ensuite il l‘a soumise à referendum afin que le peuple l’approuve ou la rejette. C’est ainsi que procèdent les nations civilisées et les guides éclairés en temps de crise, ce qui était le cas de la France en 1958. Pour sortir la Tunisie de sa crise, il aurait suffit d’inscrire la Déclaration universelle des droits de l’homme en préambule de notre constitution de 1959, d’organiser dans les six mois des élections législatives et d’élire au suffrage universel direct un président de la République. La légitimité de cette assemblée constituante s’est d’ailleurs achevée le 23 octobre dernier sans qu’aucun de ses membres n’ait eu la dignité ou le courage de déposer son mandat. C’est très difficile de renoncer à un salaire si confortable et aux avantages de la fonction. Et pendant ce temps, les Tunisiens ne savent toujours pas à quoi va ressembler la constitution qui va transformer la Tunisie en cité idéale de Farabi. 

T.S- La constitution de 1959 était taillée pour une dictature et imposée par un seul homme !

M.H- C’est absolument faux. C’est dans son application qu’elle à viré, non guère à la dictature comme vous dites mais à une forme de despotisme éclairé qui se justifiait à l’époque. Bourguiba incarnait l’esprit d’un peuple et c’est par despotisme qu’il a sorti la Tunisie de la Jahiliyya à la civilisation. La constitution de 1959 était l’expression de la volonté générale dans le sens rousseauiste du terme et a été démocratiquement approuvée par une élite cultivée, moderniste et patriotique, qui n’a rien à voir avec les barbus et les femmes voilées, incultes et malfamés qui se disent aujourd’hui représentants du peuple. Par son civisme, par son raffinement et par son ouverture d’esprit, le peuple tunisien ne peut en aucune façon être représenté par ces gueux, à l’exception d’une trentaine d’élus qui ressemblent encore intellectuellement et physiquement aux Tunisiens. 

T.S- Vous avez dit tout à l’heure que les Tunisiens ont perdu leur souveraineté et qu’ils sont au bord de la guerre civile. Vous n’exagérez pas un peu. Ne s’agit-il pas plutôt d’une situation normale après une révolution ?

M.H- Oui, c’est ce que disent les opportunistes qui ont empoché la République, et les quelques Tunisiens qui, par naïveté, par ignorance ou par fierté déplacé pensent encore avoir réalisé une révolution copernicienne. Ou bien ils sont inconscients des périls qui menacent la Tunisie, ou bien ils n’ont pas une goutte de patriotisme dans les veines. Non, il ne s’agit pas d’une situation normale après une révolution, mais d’une situation anomique après une supercherie révolutionnaire. La révolution est un conte de fée pour adolescents. Quant à la perte de souveraineté, il s’agit d’une réalité affligeante qu’on ne peut plus cacher aux Tunisiens et dont beaucoup d’ailleurs s’en foutent. Lorsque le cheikh bédouin de Qatraël déclare publiquement que « Moncef Marzouki ne prend aucune décision sans mon autorisation », comment vous appelez cela ? Lorsque Rached Ghannouchi déclare que le Qatar est notre associé dans la révolution (charikouna fil-thawra), comment appelez-vous cela ? Lorsque Rafik Bouchlakha, citoyen britannique et ancien cadre d’Al-Jazeera dirige la diplomatie tunisienne, comment appelez-vous cela ? Lorsque les meilleurs entreprises tunisiennes, y compris dans les secteurs les plus stratégiques sont bradées à Qatraël, comment appelez-vous cela ? Lorsque la classe politique tunisienne, la gouvernante comme l’opposante est à quatre pattes devant l’ambassadeur des Etats-Unis, comment appelez-vous cela ? En 1985, à la suite du bombardement de Hammam-Chatt par l’aviation israélienne, Bourguiba a humilié l’ambassadeur des Etats-Unis et a donné une leçon magistrale à l’envoyé spécial de Ronald Reagan. En 23 ans de pouvoir, Ben Ali a reçu l’ambassadeur américain quatre fois et les initiés savent sur quel ton il a répondu à Condoleezza Rice en septembre 2008. C’est ainsi que réagissaient ceux que la propagande islamiste taxait de « suppôt de l’Occident » (Bourguiba) et « d’agent du Mossad » (Ben Ali). Les suppôts de Qatraël et les agents du Mossad ne sont pas ceux qui ont pris en main le destin de la Tunisie depuis 1956, mais ceux que la diplomatie secrète étasunienne et l’argent sale de Qatraël ont porté au pouvoir depuis le 23 octobre 2011.

T.S- Pour le Qatar, l’opinion publique tunisienne sait maintenant quel rôle cet émirat a joué. Mais pour les Etats-Unis d’Amérique, on ne voit toujours pas dans quel intérêt les Américains auraient-ils joué un rôle dans la chute du régime et favorisé les islamistes.

M.H- Posez la question aux latino-américains et aux ex-soviétiques et ils vous diront comment les Américains peuvent détruire un régime. Posez la question aux africains et ils vous diront comment la France, la Belgique ou la Grande Bretagne peuvent provoquer une révolution « spontanée » pour des raisons de droits de l’homme. Ce serait très long de vous raconter l’histoire des relations entre les services américains et la canaille islamiste. Je me contente seulement de vous dire que le 8 novembre 1987, les Américains avaient déjà l’intention de substituer à la république bourguibienne un régime islamiste avec comme figurine présidentielle Ahmed Mestiri. Ben Ali a fait capoter ce coup d’Etat grâce à Craxi et à Chedly Benjedid, mais les Américains n’ont reconnu sa légitimité qu’à la seule condition de partager avec les islamistes le pouvoir, ce qu’il avait timidement commencé à faire entre 1987 et 1990. C’est l’impatience et l’insolence d’un Rached Ghannouchi galvanisé par le soutien américain, la crise algérienne et le bras de fer entre le FLN et le FIS qui ont changé la donne en Tunisie. Avec l’appui implicite de la France, Ben Ali en avait profité pour se débarrasser de ces islamistes d’autant plus résolus à prendre part au pouvoir qu’ils se disaient les véritables tombeurs de Bourguiba. 1991, c’est le début de la guerre civile en Algérie et c’est aussi l’invasion du Koweït par l’Irak, que Ben Ali a été l’un des rares chefs d’Etat à approuver ! Cette position avait troublé le jeune opposant et exilé politique que j’étais à l’époque. Pour la simple raison que j’étais avec l’Irak et contre ces monarchies du Golfe que j’ai toujours exécré. Reste l’intérêt américain à miser sur les islamistes. Je pense d’abord qu’il émane de leur myopie stratégique et de leur parfaite ignorance des idéologies islamistes. La servilité des dirigeants islamistes les rassurent autant que les exaspèrent l’obstination des nationalistes ou des panarabes (Nasser, Saddam et aujourd’hui Bachar al-Assaad). Les Américains ne résonnent pas par pays mais par bloc monolithique. Le livre de Samuel Huntington, « Le choc des civilisations », bible des stratèges américains, qui divise le monde en bloc chrétien, bloc confucéen, bloc bouddhiste, bloc slavo-orthodoxe et bloc islamique, en est la parfaite illustration. Je rappelle au passage qu’Huntington a mis en garde de l’axe islamo-confucéen (sino-islamic connection), qu’il faudrait empêcher à tout prix. Le « printemps arabe » répond exactement à cet impératif géopolitique. Le Grand-Moyen Orient est le nouveau bloc qui doit maintenir l’omnipuissance américaine dans le monde, face au « péril » chinois et à la concurrence russe, indienne et brésilienne. Ajouter à cela la guerre économique et le monopole des ressources énergétiques, et vous aurez une batterie d’arguments justifiant la destruction des régimes arabes postindépendances au profit de régimes islamo-impérialistes. Observez ce qui se passe en Syrie et vous comprendrez que ce régime doit sauter pour envahir l’Iran et prendre le contrôle de son pétrole, exactement comme la Tunisie est tombée pour que les mêmes puissances fassent main basse sur le pétrole, le gaz et l’eau libyens. Comme je l’avais écrit dès février 2011, la logique américaine est d’un pragmatisme redoutable : « A nous le pétrole, à vous la charia. Chacun sa religion » ! Ainsi résonnent les stratèges américains.           

T.S- Mais il n’y a pas de pétrole en Tunisie ?

M.H- Sans doute, mais il y avait une population socialement et psychologiquement prédisposée à se soulever. Il y avait les réseaux dormants d’Ennahda et une multitude d’agents locaux des services américains. Comme je viens de vous le dire, la Tunisie n’était pas la cible ultime mais le maillon faible, la clé du trésor libyen, l’inauguration du « printemps arabe », c’est-à-dire du Grand-Moyen Orient tel qu’il a été envisagé par les néoconservateurs et dont l’application a commencé en Irak en 2003, avec près d’un million de morts et une partition de l’Irak irréversible. 

T.S- Dans cette déstabilisation de la Tunisie, les réseaux sociaux et ce que vous avez appelé les cyber-collabos semblent avoir joué un rôle très important.

M.H- Epargnez-moi cette question. J’en ai déjà parlé dans mon livre et je ne tiens plus à y revenir. Ces jeunes sont eux-mêmes des victimes. Ils ont été instrumentalisés dans un dessein qui les dépassait de très loin et que même les plus hautes instances de l’Etat n’ont pas vu venir. Produits de leur génération, ils aspiraient à la liberté et à la démocratie. Ils ne pouvaient pas deviner que les Américains et leurs serviles serviteurs Qataris avaient un autre plan pour la Tunisie et pour l’ensemble du monde arabe. Maintenant, ils le savent. 
         
Propos recueillis par Karim Zmerli, Lilia Ben Rejeb et F.B
Vendredi 5 décembre, la seconde partie de cette interview titrée « Les premiers morts ont été abattus par des mercenaires venus d’Europe de l’Est. Ben Ali n’y était pour rien ». 

US-backed Muslim Brotherhood unleashes bloody crackdown in Cairo


US-backed Muslim Brotherhood unleashes bloody crackdown in Cairo

By Johannes Stern 
6 December 2012
Muslim Brotherhood (MB) forces supporting Egypt’s Islamist President Mohamed Mursi are carrying out a bloody crackdown in Cairo. Amid intensifying mass protests in the past two weeks against Mursi, the Islamists are mobilizing their forces to try to crush strikes and protests.
In scenes recalling the “Battle of the Camels”—when then-President Hosni Mubarak’s thugs attacked protesting workers and youth on Tahrir Square in the initial days of the Egyptian Revolution last year—MB cadres together with forces of the Salafist Call and al-Gama’a al-Islamiyya assaulted a sit-in of several hundred peaceful protesters in front of the presidential palace in Heliopolis in Cairo.
The sit-in began after hundreds of thousands of workers and youth protested, demanding the ouster of Mursi and the cancellation of Mursi’s presidential decree, granting himself dictatorial powers, on Tuesday night. It was one of the largest mass protests against the MB and Mursi since Mursi’s power grab two weeks ago.
Protesters marching toward Mursi's place on December 4 [Photo: Moud Barthez]
According to eye-witnesses, thousands of Islamists stormed the sit-in Wednesday afternoon. They destroyed tents, attacked participants with rocks and sticks, and shouted: “The people support the president’s decisions”, “Long live President Mursi,” and “We will cleanse the palace.”
In the evening and throughout the night, the Islamists intensified their attacks on protesters.
The Islamists erected metal barricades to block off workers and youth marching to the presidential palace. They cooperated closely with the Central Security Forces (CSF). Ahram Online reported that “Hundreds of Brotherhood supporters are standing right before the palace, and there are two rows of Central Security Forces in front of them.”
CSF units attacked anti-Mursi protesters at Roxy Square, in Kahlifa El-Maamoun Street, and in other locations close to the palace with tear gas and rubber bullets. Reportedly live ammunition was also fired.
Protesters hurled back stones at the security forces and the Islamist thugs, shouting: “Down, down Mohamed Mursi,” and “The people want the fall of the regime.”
Imams incited the Islamist crowd to use the utmost violence against protesters: “Chase them and catch them in the name of God.” MB members and their Islamist allies chased protesters through the streets, beat them, and threatened everyone they caught using knives and other weapons.
Writing for Ahram Online, Ahmed Feteha explained how Mahmoud Nabil, 24, had his arm broken by pro-Mursi thugs. “He said that he approached a bearded man supporting President Morsi and told him that what he and his colleagues were doing is unacceptable. The bearded man, according to the victim, threw him on the ground, and then another man used a hammer to break his arm.”
As of this writing, hundreds of protesters were reportedly injured and at least four people killed. The dead include Mirna Emad, a member of the Socialist Popular Alliance Party and Taha Magdy of the Revolutionary Socialists (RS).
The brutal crackdown is accompanied by a vicious propaganda campaign by the state-controlled media and the Islamists. On Wednesday the Islamist groups issued a statement accusing protesters of “sabotaging” the country and threatening that “non-peaceful protests are an offense to Egypt.”
When MB militias brutally assaulted protesters, Essam al-Erian, the deputy head of the MB’s Freedom and Justice Party (FJP), incited violence against them.
He said that what is happening at the presidential palace is “not clashes between supporters and opponents, but rather skirmishes between the guardians of legitimacy and the revolution against the counterrevolutionary attempts to topple legitimacy. There are thugs who want to depose the elected president.” Erian called upon citizens to “besiege those thugs and expose the third party, and those firing live ammunition.”
Mursi is unleashing this wave of repression with the full support of the US government and its European allies. They have hailed Mursi for his reliability during last month’s brutal Israeli onslaught against Gaza and the suppression of the Palestinians and given him a blank check for the repression his regime is now unleashing.
After Mursi worked to isolate the Gaza Strip during the offensive, the New York Times wrote that Obama felt he had a “connection” with Mursi developed over six phone calls. It added that Obama had decided to “invest heavily” in Mursi.
In an official statement, British Foreign Secretary William Hague also signaled his support for Mursi. He said, “The UK remains committed to supporting Egypt’s political transition and strengthening democracy. We are in close contact with both the Egyptian authorities and leaders of the opposition.”
On Tuesday Essam al-Haddad, Mursi’s assistant for foreign affairs and member of the MB’s Guidance Bureau, met on Tuesday in Washington with US National Security Advisor Tom Donilon. The US embassy in Cairo issued a statement on Wednesday on its Facebook page saying: “The two officials reaffirmed the strategic relationship between the United States and Egypt.”
After Washington’s long-time stooge Mubarak was ousted in mass working class protests last year, US imperialism sees the Islamists as its new ally in Egypt and entire Middle East to defend American strategic and economic interests. The MB’s backers in the US see the Islamists as the ruling class’s best hope to suppress the revolutionary optimism in the working class created by Mubarak’s ouster last year, and also to intensify the US war drive against Syria and Iran, which Mursi supports.
Before the protests, Egypt’s new Prosecutor-General Talaat Ibrahim Abdallah ordered investigations of the main figures of the liberal and secular opposition. The leaders of National Salvation Front (NSF)—the liberal leader Mohamed ElBaradei, the Nasserite Hamdeen Sabahi, former Mubarak regime official Amr Moussa and Sayed Al-Badawi, the head of the liberal Wafd party—are accused of inciting the overthrow of the regime as part of a “Zionist plot.”
The Mursi regime’s invocations of a Zionist plot are a cynical and absurd attempt to mobilize the most backward elements of Egyptian society against protesters and the working class. It recalls the propaganda of former dictator Hosni Mubarak, who also sought to portray the mass protests against his rule as an Israeli and American conspiracy. In reality, just like his predecessor Mubarak, Mursi is backed by the US and works out his reactionary policies in close discussions with Washington and the Israeli state.
In fact, contrary to the bulk of the protesters, the NSF is not calling for the overthrow of Mursi. On Wednesday they issued a statement demanding the reversal of Mursi’s constitutional declaration and a new Constituent Assembly to redraft the constitution. As the Islamists launched their brutal attack on the protesters, the NSF called for a press conference declaring itself to be “ready for real dialogue to sort out this situation.”
The NSF speaks for sections of the Egyptian ruling elite who are in conflict with Mursi over the distribution of power and wealth inside the Egyptian state machine. However, their main fear is a revolutionary movement of the working class; the more the threat of a renewed mass uprising grows, the more they look for a compromise with Mursi. Last week thousands of textile workers marched in the industrial city of Mahalla al-Kubra against Mursi, and on Wednesday, striking doctors issued a statement objecting to Mursi’s constitution.

mercredi 5 décembre 2012

US Senate vote pushes for Pentagon military action in Syria


US Senate vote pushes for Pentagon 

military action in Syria



A soldier of the Air Defence Missile Squadron 2 walk past a Patriot missile launcher in the background in Bad Suelze, northern Germany on December 4, 2012. (AFP Photo/Bernd Wustneck)
A soldier of the Air Defence Missile Squadron 2 walk past a Patriot missile launcher in the background in Bad Suelze, northern Germany on December 4, 2012. (AFP Photo/Bernd Wustneck)


The US Senate has voted nearly unanimously to assess military options to cripple the air force of Syrian President Assad. Lawmakers said the action aims to stop the killing of civilians, but critics claim it may herald a Libya-style no-fly zone.
Ninety-two Senators voted to move forward with a Pentagon report on possible military options in Syria, with six opposing the legislation.
The bill in question gives US Secretary of Defense Leon Panetta 90 days in which to carry out the study and report back to the Senate with the findings, aimed at “advancing the goals of President Obama of stopping the killing of civilians in Syria and creating conditions for a transition to a democratic, pluralistic, political system in Syria."
The report will detail three military options, including the deployment of Patriot missiles in the Syria-Turkey border zone, the creation of a no-fly zone and the possibility of airstrikes on key government air bases.
During the Senate vote, advocates of the new bill were quick to emphasize that the legislation did not call for the deployment of US ground troops in Syria.
“This amendment is clear that it will not consider ground troops being deployed onto Syrian territory, that it will only look at means that might be used by the United States or allies to stop Assad's reckless, relentless, criminal use of air power to murder his own civilians, his own citizens,” Delaware Senator Chris Coons said.
The Senate stopped short of unanimous support for the bill when some Senators voiced criticisms, prompting a roll-call vote. Kentucky Senator Rand Paul objected, aruging that the legislation could pave the way for greater military involvement in the conflict. He also questioned whether the Syrian opposition was a valid replacement for the embattled President Bashar al-Assad.
“How can we be confident that the opposition will be tolerant, inclusive, peaceful?” Paul said while addressing the Senate. The last no-fly zone, in Libya, yielded a “questionable result,” replacing Moammar Gaddafi with a government that is not pro-American, he said.
A Senate staffer told US publication the Cable that the near-unanimous vote was indicative of “uneasiness and dissatisfaction” towards current policy on Syria and the lack of progress on the ground.
In a show of support for the nascent unified Syrian opposition coalition, Washington is considering classifying Al Nusra, another principal opposition group, as a terrorist organization. The Obama administration was previously reluctant to condemn any Syrian opposition groups, championing them as a viable alternative to President Assad.
US publication McClutchy, who reported on the plans, said that the announcement is likely to precede the first meeting between US diplomats and the new Syrian coalition on December 12.
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Patriots on the defense


Recently, Western governments have been putting further pressure on the Assad regime over reports that the Syrian government is considering using its chemical weapons.
NATO foreign ministers approved the deployment of Patriot missiles along the Syria-Turkey border on Tuesday at the behest of the Turkish government. The officials stressed that the US-made missiles were strictly for defensive purposes, and that NATO would not support the creation of a no-fly zone or an offensive incursion into the country.
President Obama warned President Assad that the use of chemical weapons would be “unacceptable” and would be met with “consequences.” He did not elaborate on the nature of the consequences.

Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990


      Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990


Samedi 20 Octobre 2012

Tunisie/Algérie: Il y a déjà quelques mois, nous avons publié cet article sur tunisie-secret.over.blog.com. Nous le publions à nouveau sur notre site d'information pour nos fidèles lecteurs. C'est pour que l'opinion tunisienne et internationale sache qui est exactement Rached Ghannouchi et sa responsabilité dans la crise algérienne qui a fait 200000 morts. Ennahda, c'est la réplique exacte du FIS.



Rached Ghannouchi en personne a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections algériennes de 1990
Bien qu’Ennahda estime être plus proche des islamistes modérés de l'AKP turc que des barbus algériens du FIS, ce mouvement va constituer  un péril pour la stabilité du pays. Pour les bons connaisseurs de l'islamisme tunisien, Ennahda a toujours  eu de liens proches et très privilégiés avec le FIS. Lors de son exil à Alger en 1990, c'est Rached Ghannouchi en personne qui a rédigé la plate-forme électorale du FIS pour les élections municipales algérienne de 1990, révèle Roland Jacquard dans son livre : 
Au nom d'Oussama Ben Laden... paru aux éditions Jean Picollec en 2001.  

Mieux, c'est Ennhada qui a aidé le FIS à rencontrer les bailleurs de fonds au sein des monarchies arabes à la veille de la guerre du Golfe, ajoute Jacquard, toujours excellemment informé. Selon un conseiller des Nations-Unies en matière de terrorisme : "en 1990 et 1991, Ennahda a envoyé de nombreux cadres en Algérie pour aider les militants du FIS dans leur campagne électorale".  

Rached Ghannouchi, 69 ans, avait fondé le mouvement Ennahda (Parti de la Renaissance), inspiré par les Frères musulmans égyptiens. Il regroupe aussi des éléments du Front Islamiste Tunisien (FIT)  mouvement connu en Tunisie depuis 1986. Idéologiquement, le FIT est proche du GIA et des Gammaat islamiya. Ses membres ont participé au djihad en Afghanistan, puis ils ont rejoint l'Algérie. Ils ont toujours attaqué le régime de Ben Ali, en l'accusant d'être pro-occidental et non musulman. 

Le retour du  chef du parti islamiste Ennahda est peut-être le prélude à une nouvelle étape, à une installation de la violence en Tunisie. Ce mouvement, qui représente l'ensemble de la mouvance islamiste  en Tunisie, compte réunir autour de lui  de jeunes désespérés, et laisser s'installer un gouvernement anti-occidental. 
L’alternative islamiste est très forte aujourd’hui après la chute du régime tunisien. Le mouvement Ennahda compte sur une victoire électorale  en Tunisie, semblable  à la victoire du Front Islamique du Salut (FIS) en Algérie lors des élections de juin 1990. 
Depuis la fondation, en février 1989, du Front islamique du salut algérien (FIS), le  mouvement islamique tunisien a basé ses camps d'entraînement paramilitaires en Algérie,  dans le cadre de lutte armée contre l'État Tunisien. Il a  commis des attaques et des vols qualifiés, a fait  l'acquisition d'armes, et a commis des attaques, dont l'incendie du local du comité de coordination du Rassemblement Constitutionnel Démocratique à Bab Souika, au centre de Tunis. f.souhail 

 Le Nouvel Observateur du 14 juin 2001 a questionné Hichem Aboud (ancien directeur de cabinet de la Sécurité militaire algérienne) qui révéla "Lorsque les Tunisiens ont proposé, dans le cadre de la coopération, de filer Ghannouchi quand il venait rencontrer les gens du FIS, les services algériens ontrefusé au nom de la démocratie [...] l'ambassadeur d'Arabie Saoudite allait au siège du FIS et rencontrait ses dirigeants (la direction de Ennahda). On savait pourtant que le FIS était financé par l'Arabie Saoudite. On laissait faire. On ne bougeait pas". 
Tunisie Secret 
http://www.tunisie-secret.com       

lundi 3 décembre 2012

خاص: أحد جرحى أحداث سليانة يفقد البصر نهائيا


  خاص: أحد جرحى أحداث سليانة يفقد البصر نهائيا (Siliana/TUNISIA)

.فقد احد جرحى سليانة الذين اصيبوا برصاص الرش في اعينهم البصر نهائيا حسب ما أفادنا به مصدر امني
.وأفادنا نفس المصدر ان المصاب يدعى حمدي البراري وهو احد ابناء سليانة ويبلغ من العمر 15 سنة
.ويذكر ان 12 شخصا اصيبوا برصاص الرش في اعينهم خلال الاحداث التي جدت في سليانة للمطالبة باقالة الوالي

نزيهة التواتي حمزة

http://www.aljarida.com.tn/index.php/homesecond/1074-2012-12-03-16-23-12

Palestinian killed by Israeli fire in West Bank


Palestinian killed by Israeli fire in West Bank




Israeli troops have shot and killed at least one Palestinian near the city of Nablus in the occupied West Bank, Press TV reports. 

dimanche 2 décembre 2012

À Siliana, des Tunisiens à bout contestent les islamistes


À Siliana, des Tunisiens à bout contestent les islamistes




SILIANA, Tunisie (Reuters) - La petite ville tunisienne de Siliana, théâtre depuis mardi d'affrontements violents entre les forces de l'ordre et une jeunesse au chômage, réclame la chute du gouvernement islamiste et se demande ce que le "printemps arabe" lui a apporté.
Siliana sera-t-elle pour les islamistes modérés d'Ennahda au pouvoir en Tunisie, ce que fut Sidi Bouzid pour l'ancien président Ben Ali, le signe annonciateur de la fin ?
Il y a près de deux ans, le suicide d'un jeune marchand ambulant à Sidi Bouzid à qui l'on avait confisqué son étal donnait le coup d'envoi du "Printemps arabe" qui allait renverser Ben Ali puis Hosni Moubarak Egypte, Mouammar Kadhafi en Libye et Ali Abdallah Saleh au Yémen et mettre en difficulté les régimes syrien et bahreïni.
Deux ans plus tard, la Tunisie s'essaie timidement à la démocratie mais est toujours en proie à la pauvreté, au chômage et aux luttes intestines pour savoir quelle orientation donner à un Etat autrefois farouchement laïque.
Depuis mardi à Siliana, localité de 25.000 habitants située à 140 kilomètres au sud-ouest de Tunis, de jeunes hommes en colère, la plupart sans emploi, descendent dans la rue pour exprimer leur exaspération à l'encontre des islamistes modérés d'Ennahda, le parti du Premier ministre Hamadi Jebali qui dirige le pays allié à deux formations de gauche.
"Le peuple veut une autre révolution"; "Ennahda, dégage ! La partie est terminée", affirment les graffitis tracés sur les murs de la ville, comme un écho aux slogans de la "Révolution de jasmin".
"VOUS AVEZ PRIS NOS YEUX"
Les affrontements de ces derniers jours ont fait plus de 250 blessés, dont 17 personnes rendues aveugles par des tirs de chevrotine, dit-on de source médicale.
Le correspondant de la chaîne de télévision France 24 et son chauffeur ont été touchés mercredi par des tirs de chevrotine mais sont hors de danger. "Ça fait deux ans que je couvre des manifestations en Tunisie et je n'ai jamais vu un usage de la force aussi disproportionné. Il n'y avait aucune retenue", a expliqué David Thomson sur le site de la chaîne d'information continue.
La Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a condamné vendredi que le gouvernement tunisien pour recours excessif à la violence.
"Vous avez pris nos yeux, mais vous ne pouvez emporter notre voix", affirme une apostrophe en rouge sur un mur.
"J'ai perdu mon oeil à cause de la police, voilà ce qu'a fait Ennahda. Ils nous ont attaqués sauvagement alors que nous sommes sans emploi et marginalisés. La police d'Ennahda ne fait que rajouter un problème", déclare Anis Omrani, 24 ans, un oeil recouvert d'un pansement.
"Siliana sera le second Sidi Bouzid. Nous allons nous débarrasser de ces islamistes qui ne connaissent rien à l'islam", ajoute-t-il.
Les manifestations à Siliana ont commencé mardi à l'appel du syndicat UGTT pour réclamer des emplois, des investissements et le départ du gouverneur islamiste de la région.
Conscient du parallèle avec Sidi Bouzid, le gouvernement a fini par mettre momentanément à l'écart le gouverneur de Siliana samedi et promis des emplois aux victimes de la "révolution de jasmin" de l'hiver 2010-2011.
Les manifestations de Siliana sont les plus violentes depuis l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis à Tunis en septembre par les salafistes à la suite de la diffusion sur internet du film islamophobe "l'innocence des musulmans".
"COMME LE RÉGIME DE BEN ALI"
Vendredi, dans un discours à la télévision, le président tunisien Moncef Marzouki a appelé le Premier ministre à remanier le gouvernement pour tenir compte des manifestations. Sinon, a estimé le chef de l'Etat, le pays risque de sombrer dans le "chaos".
Mais Hamadi Jebali a rejeté ces appels. Il accuse les partis de gauche qui ont perdu les législatives de semer la discorde et d'inciter les Tunisiens des régions pauvres de l'intérieur à se tirer une balle dans le pied en organisant des troubles de nature à dissuader les investisseurs étrangers.
Les opposants de gauche à Ennahda sont clairement présents à Siliana. Ils accusent le gouvernement de n'avoir pas vraiment cherché à réformer les forces de l'ordre qui étaient des piliers du régime autoritaire du président Ben Ali.
"Le gouvernement se conduit comme le régime de Ben Ali", estime Iyad Dhamani du Parti républicain. "C'est un gouvernement arrogant qui pense que sa victoire aux élections lui permet d'utiliser les gaz lacrymogènes et la chevrotine sur les gens au lieu de leur donner des emplois et des investissements."
Samedi, une manifestation a rassemblé 3.000 personnes. Les manifestants ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et procédé à des tirs de sommation de leurs véhicules blindés. Les voies autour de la ville étaient bloquées par des pavés et des débris brûlés.
"Siliana, tu seras le cimetière du parti Ennahda", scandaient les manifestants.
Une des manifestantes, qui n'a pas voulu donner son identité, a confié qu'à l'origine, elle avait soutenu Ennahda.
"Voilà à quoi ressemble le paradis promis par Ennahda, que nous avons élu. C'est ça qu'Ennahda a à nous offrir", déclare-t-elle en se saisissant d'une bombe vide de gaz lacrymogène. "Nous ne ferons pas cette erreur à nouveau."

The End of Jewish Power


The End of Jewish Power

By Gilad Atzmon

Israel suffered a humiliating defeat at The UN yesterday. The nations of the world stood up and said NO to the Jewish state - NO to Israeli occupation, NO to Israeli human rights abuse, NO to Jewish racism. In effect, they stood up and confessed to serious Zio-fatigue.

Despite Jewish success in constantly reminding Europeans of their tormented past, Europe yesterday delivered itself of its guilt and Israel’s European allies such as Germany, France, Britain and Italy also delivered a clear messages to Israel – they are right out of patience. This is a very good news indeed.

But interestingly, this united opposition to Israel is not in response the Israeli strength. On the contrary, it is actually a reaction to Israeli weakness. In the last few months we have seen the complete and final eradication of the famed Israeli power of deterrence. For months, Israel gave the impression that it was ready and willing to attack Iran nuclear facilities, only to have to admit, even to itself, that it lacked both the means and guts to do so. Israel then launched a lethal attack on the people of Gaza. It called up 75.000 IDF reservists, only to find out that it didn’t have the stomach to face Palestinian resistance.

So, just as Israel is learning to admit to its own cowardice, the rest of the world is at last finding the courage to realise that it can well do without a Jewish state that is nothing but trouble and a grave threat to world peace.

In spite of the powerful Jewish lobby, the Zionist-controlled media and Wall Street, the Jewish state and its Zionist backers have proved to be impotent. It may have the desire, the hope and even the pathos, but it just ain’t stiff enough to deliver.

http://www.gilad.co.uk/writings/the-end-of-jewish-power-1.html#entry31497229

H. Clinton s’engage pour un Etat juif et appelle Hamas à reconnaître Israël



La cheffe de diplomatie américaine, Hillary Clinton, a réitéré hier devant le forum Saban à Washington, les engagements de son pays envers Israël, considérant que ce qui menace Israël, menace les Etats-Unis. Clinton s’est dit déterminée à préserver Israël, en tant “qu’Etat démocratique juif”, et a réaffirmé “l’engagement des Etats-Unis à garantir un avenir à Israël en tant qu’Etat juif”, rapporte le site d’arabs48.com.
“Le vote des Nations-Unies ne rapproche pas les Palestiniens d’un Etat, mais incite toutes les parties à s’arrêter et à réfléchir à l’avenir”, a-t-elle souligné. Selon ses dires, “Abou Mazen a franchi un pas dans la mauvaise direction, mais l’autorité palestinienne est la seule alternative aux missiles et à la violence, et Israël doit aider ceux qui s’engagent pour la paix à l’instar de Mahmoud Abbas et de Salem Fayadh”.
Hillary Clinton a condamné “l’extension des colonies en dehors de la ligne verte”, considérant cela comme “un obstacle devant le processus de paix avec les Palestiniens”. Elle a appelé “à trouver une méthode pour parvenir à des négociations pouvant conduire à la solution des deux Etats”.
Avec l’approche de la fin de son mandat en tant que secrétaire d’Etat, Hillary Clinton a dit que “si Izhak Rabbin n’a pas été tué, la paix aurait été réalisée”. Sans la paix, il y aura “un autre dôme de Rocher”, d’autres menaces, et une autre technologie qui seront un fardeau pour Israël, a-t-elle souligné.
Elle a encore indiqué que le défunt président palestinien, Yasser Arafat, a refusé les propositions de paix présentées par Ehud Barack à Camp David. Elle a ajouté qu’il avait téléphoné à son époux, Bill Clinton après des années et lui a dit qu’il était disposé à accepter la proposition de paix israélienne.
La secrétaire d’Etat US a encore appelé Israël à renouveler les contacts pour la paix, et que “sans la paix, Israël sera obligé de produire de nouveaux missiles, pour faire face à des missiles plus grands, et sera obligé d’affronter le problème démographique en vue de préserver l’identité démocratique juive”.
Hillary Clinton a appelé Hamas “à reconnaître Israël”, et a réitéré le soutien américain pour Israël, estimant que “ce qui menace Israël, menace les Etats-Unis, et ce qui consolide la force d’Israël, consolide celle des Etats-Unis”.
Evoquant le programme nucléaire iranien, elle a indiqué que l’Iran nucléaire ne constitue pas un danger pour Israël uniquement, mais pour le monde entier. “L’Iran produit des missiles qui frappent al-Qods et Tel-Aviv, c’est ce qui confirme la nécessité de l’empêcher de posséder des armes nucléaires”, a-t-elle déclaré.

Tunisie : Hamadi Jebali fait de la propagande politique dans la mosquée de Zarzis



Le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, censé protéger les lieux de culte des tiraillements politique a profité de sa dernière visite à Zarzis, vendredi dernier 30 décembre, pour faire un discours de propagande politique dans la mosquée de la ville.
En Imam, Jebali se permet d’enfreindre l’éthique politique et consacre le lieu de culte à une campagne électorale avant l’heure.
Avec ce discours politique dans un lieu de prière, le chef du gouvernement consacre la main-mise de son parti sur les mosquées en Tunisie et bafoue l’engagement de son gouvernement provisoire à respecter la neutralité des lieux de culte.

Le chef du gouvernement tunisien entame une visite officielle en Algérie




Le chef du gouvernement tunisien entame une visite officielle en Algérie
IRIB-Le chef du gouvernement tunisien, M. Hamadi Jebali a entamé dimanche une visite officielle de deux jours en Algérie, à l’invitation du Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal.
M. Jebali, accompagné d’une importante délégation ministérielle, a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene, par M. Abdelmalek Sellal.Le chef du gouvernement tunisien avait indiqué, dans un entretien à l’APS, que sa visite en Algérie "revêt une importance particulière, au regard de la grande volonté politique qui anime les deux parties et qui doit être concrétisée".
Il avait souligné que cette volonté "qui existe tant au niveau officiel que populaire", confère "un caractère sacré à notre mission qui concerne le présent et l’avenir de nos deux peuples et de notre région".
M. Jebali avait, en outre, exprimé son souhait que sa visite en Algérie puisse permette la "concrétisation de ces aspirations et de cette volonté sur le terrain".

La proposition de constitution égyptienne entérine des pouvoirs dictatoriaux et un régime militaire



Jeudi 29 novembre, l’Assemblée constituante égyptienne a commencé à voter sur la nouvelle constitution dans une initiative agressive des Frères musulmans et du président Mohamed Morsi.
Alors qu’elle a pour dessein de contrer un éventuel défi juridique, son objectif plus important est de rassembler la base sociale des Frères contre les protestations de masse qui sont survenues après que Morsi s’est lui-même octroyé, jeudi dernier, des pouvoirs dictatoriaux. Elle vise aussi à préparer une contre-offensive de l’armée.
La décision cherche à anticiper un arrêt pris dimanche par la Cour constitutionnelle suprême qui aurait pu dissoudre l’assemblée et statuer sur la légitimité de la chambre haute du parlement égyptien, le Conseil de la Shura dominé par les Islamistes. La cour avait dissout en juin la chambre basse du parlement, l’Assemblée du peuple.
Les Frères demandent un vote sur la constitution qui conférerait une façade pseudo-démocratique aux efforts entrepris pour consolider leur pouvoir et celui de l’armée égyptienne – représentant collectivement les forces dominantes au sein de la bourgeoisie. Une fois adoptée, Morsi est obligé de soumettre la constitution à un référendum dans les quinze jours qui suivent. Des élections auraient lieu début 2013.
Dans une interview accordée jeudi soir à la télévision publique égyptienne, Morsi a dit que si une nouvelle constitution était adoptée, le décret de la semaine passée « ne serait plus valide. » L’implication est que si la constitution n’est pas approuvée, Morsi continuera d’exercer des pouvoirs exécutifs illimités.
Alors que peu d’attention a été accordée jusqu’ici à la nouvelle constitution, l’élément de loin le plus important en est l’effort qui est poursuivi pour sauvegarder les privilèges et le pouvoir de l’armée. Ceci a pour but un réaménagement de l’alliance entre les Frères musulmans et l’armée de laquelle dépend le sort de la bourgeoisie si elle veut affronter l’opposition populaire grandissante.
L’Assemblée constituante a approuvé des articles stipulant que le budget de l’armée ne sera toujours pas soumis au contrôle du parlement. Ceci est crucial pour, en premier lieu, dissimuler l’implication massive de l’armée dans l’économie qui contrôle environ 40 pour cent du PIB. Il s’agit aussi de cacher à la classe ouvrière l’ampleur de l’appareil répressif militaire.
La constitution comporte aussi un article autorisant le procureur militaire à juger des civils pour des délits « causant un préjudice aux forces armées, » comme l’a proposé le dirigeant du parti des Frères, le Parti de la justice et de la liberté, Mohamed al-Beltagy.
Elle met en place un Conseil de défense national dirigé par Morsi et qui comprend le premier ministre; les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, des Finances et de l’Intérieur ; le chef du renseignement ; le chef d’état-major des forces armées ; les commandants de la marine, des forces aériennes et de la défense aérienne ; le commandant des opérations de l’armée et le chef du renseignement militaire. Selon un article s’y rapportant, le ministre de la Défense, doit être un officier de l’armée et assurer la fonction de commandant en chef des forces armées.
Ce conseil décidera des questions de sécurité nationale, du budget militaire et il sera consulté sur toutes les lois futures liées à l’armée. L’article permet que d’autres pouvoirs non définis soient octroyés au conseil.
On ne pourrait trouver avant-projet plus évident en vue d’une dictature militaire à venir.
Morsi a, de plus, tenté de lier les efforts entrepris pour recourir aux préjugés religieux dans le but de rassembler les couches les plus arriérées des travailleurs et des paysans, au rejet des exigences les plus extrêmes formulées par ses alliés au sein des groupes salafistes. L’objectif est de faire qu’il soit plus facile aux Etats-Unis et aux puissances européennes de soutenir son coup de force. L’assemblée a donc voté de maintenir la charia, ou loi islamique, en tant que « principale source de la législation » – comme c’était le cas sous le régime déchu d’Hosni Moubarak.
Cependant, la constitution n’inclut pas les appels du Parti al-Nour pour que l’on remplace la référence aux « principes » de la loi de la charia par le terme de « règles. » Elle stipule aussi que la chrétienté et le judaïsme seront la « principale source de la législation » pour les chrétiens et les juifs égyptiens. L’article 219 donne la définition de la loi islamique en termes de jurisprudence musulmane sunnite et qui est ancrée dans l’autorité de la mosquée Al-Azhar et de l’université.
La déclaration de Morsi de la semaine passée a établi qu’il n’y aurait pas de recours contre les décrets constitutionnels lancés depuis son arrivée au pouvoir et qu’il pourrait prendre toute mesure nécessaire pour « protéger la révolution » ou pour sauvegarder la sécurité nationale. Face à l’opposition croissante de centaines de milliers, Morsi a promis d’abandonner ses pouvoirs dès qu’une nouvelle constitution serait instaurée. Il a rassuré les magistrats de haut rang, dont la plupart ont des liens avec l’ancien régime, que les décrets ne s’appliqueraient qu’aux « questions de souveraineté » visant à protéger les institutions en leur permettant ainsi de dormir sur leurs deux oreilles dans leur lit fort confortable. Les magistrats ont toutefois appelé, fait sans précédent, à une grève.
La nouvelle constitution montre très clairement que les Frères n’ont nullement l’intention de céder les pouvoirs qu’ils revendiquent. L’assemblée constituante a voté un article accordant au Conseil de la Shura le pouvoir de promulguer des lois jusqu’à ce qu’une nouvelle chambre basse du parlement soit élue. Ainsi, les pouvoirs accumulés par Morsi ont tout simplement été transférés à une organisation dominée par les Islamistes.
Les Frères méprisent ouvertement leurs adversaires bourgeois. Onze des membres libéraux de l’Assemblée constituante qui se sont retirés pour protester contre le précédent décret de Morsi, en même temps que des représentants des trois principales églises d’Egypte, ont tout simplement été remplacés. Un tel mépris est attisé par la compréhension que le souci majeur des partis d’opposition est de garantir que l’hostilité à l’égard de Morsi et des Frères soit contenue dans des limites qui ne menacent pas les intérêts fondamentaux de la bourgeoisie égyptienne et de ses partisans impérialistes.
L’une des onze personnes exclues du panel, en l’occurrence l’ancien ministre des Affaires étrangères de Moubarak et candidat présidentiel malheureux, Amr Mousa, s’est discrètement plaint à Reuters en disant, « C’est aberrant et c’est une démarche qui ne devrait pas être faite compte tenu du contexte de colère et de ressentiment existant au sein de l’actuelle assemblée constitutionnelle. »
Mohammad Abdel-Alim Dawoud du Parti Wafd qui s’est également retiré, a lancé le même avertissement, « Si les Frères continuent dans cette voie, cela aggravera davantage les choses parce qu’il n’y aucune intention de parvenir à un consensus. »
Morsi fonde ses calculs sur le feu vert qu’il a reçu des puissances occidentales. Washington et ses alliés considèrent les Frères comme étant avant tout une force importante pour maintenir l’ordre au Moyen-Orient, comme l’a prouvé le rôle qu’ils ont joué dans l’établissement de régimes pro-occidentaux en Tunisie et en Libye, au sein du mouvement d’opposition en Syrie et dans les récents efforts de Morsi pour garantir un cessez-le-feu après le bombardement de Gaza par Israël. Ils cherchent également à faire collaborer les Frères avec l’armée pour réprimer l’opposition grandissante aux mesures d’austérité exigées par le Fonds monétaire international et qui ont déjà été à l’origine d’une vague de grèves.
Mercredi, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohammad Kamel Amr, a dit aux journalistes lors de sa participation à une réunion à Berlin avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, que les troubles politiques n’affecteraient pas les négociations égyptiennes avec le FMI sur un accord de prêt de 4,8 milliards de dollars. Le même jour, le cabinet ministériel a dévoilé son plan de réformes économiques promettant de faire passer, par voie de coupes brutales, le déficit budgétaire de 11 pour cent pour l’exercice financier 2011/2012 à moins de 5 pour cent d’ici 2016/17.
Une manifestation de masse contre Morsi a lieu aujourd’hui, et qui a été appelée par ses adversaires officiels. Mais, avec la menace grandissante d’une répression militaire, tout dépend à présent de l’éventualité d’une rupture de la masse des travailleurs et des fermiers pauvres d’avec ces forces bourgeoises dans le but d’engager une lutte pour l’établissement d’organisations indépendantes pour la prise du pouvoir et la mise en place d’un gouvernement ouvrier.

Article original, WSWS, paru le 30 novembre 2012